« On est tous le poser de quelqu'un ». C'est la réflexion que je me fais depuis longtemps. On aura toujours des lacunes, des groupes qu'on n'aura pas écoutés par manque de temps, par flemme, ou tout simplement pour ne pas suivre un mouvement de foule.

J'avoue être passé à côté de pas mal d'artistes et d'albums... ET C'EST NORMAL. Si vous prenez les groupes qui sont considérés comme indispensables dans la très large sphère qu'est le Metal, on doit en approcher plusieurs centaines, voire milliers. Vous multipliez ça par 5 ou 10 pour avoir un nombre d'albums cultes liés à ces groupes et, encore par 10 pour avoir un nombre d'écoutes à peu près satisfaisant de ces classiques. Vous arriverez à plusieurs dizaines de milliers d'heures d'écoute. Humainement (et socialement), c'est compliqué.

J'avais fait une vidéo où je m'imaginais un nouvel auditeur/une nouvelle auditrice de Metal en 2026 qui se dit : « Tiens, je vais me lancer là-dedans, c'est ma nouvelle passion, bla bla bla ».

Je me disais : dans quel foutoir il ou elle se mettait : des centaines de sorties chaque mois. Faut-il se tourner vers les nouveaux groupes et suivre les nouvelles modes ? Aller écouter « Ride the Lightning » de METALLICA pour faire plaisir à son tonton qui trouve que LANDMVRKS, c'est pas du Metal ?

Et la bonne réponse est, comme d'habitude... « Faites-vous plaisir ».

Ne gravez pas dans le marbre vos avis, soyez ouverts aux suggestions. Admettez que vous ignorez certains albums, ce n'est pas grave.

Chaque auditeur a son vécu. Celui qui, adolescent, est allé se prendre une tarte monumentale en allant voir son premier concert d'IRON MAIDEN dans les 80's, n'aura pas le même attachement qu'un p'tit nouveau/une p'tite nouvelle qui sera allé écouter ce groupe « parce qu'il faut le faire ».

Et si tonton continue en vous disant que votre nouveau groupe préféré est nul... ben mettez le son plus fort. Il a fait pareil 40 ans avant.