Même si la France a un attachement certain pour le power metal, surtout dans les années 2000 et grâce à CNR RECORDS (qui produisait des éditions spéciales pour le marché français) on ne peut pas dire que les groupes de ce style sont légion. Surtout si l’on compare à d’autres styles comme le Death, le Black ou même le Hardcore.
Et alors si on parle de Power totalement inspiré par le côté teuton, là ça devient carrément une licorne !
Après, je ne suis pas un spécialiste de Power et encore moins de la scène française donc je compte sur vous pour me faire dire le contraire !
Nemedian Chronicles c’est un groupe donc comme vous vous en doutez français originaire de Toulouse qui nous livre ici son premier album.
Alors oui on va tout de suite parler de l’éléphant au milieu de la pièce, le groupe me fait totalement penser aux Allemands de Blind Guardian. Je suis un très gros fan de la formation de la Rhénanie-du-Nord.
Donc oui, quand est arrivé à mes oreilles un extrait (sur un Short YouTube) un extrait de ce groupe je me suis dit tiens une démo d’un titre des Allemands que je ne connais pas.
Eh bien NON c’est bien un groupe de chez nous qui nous livre un pur album de power allemand sauce Blind Guardian de près d’une heure douze !
L’album ouvre sur une introduction épique et narrative un peu à l’image de ce que Rhapsody ou (oui encore eux) Blind Guardian.
Et dès l’introduction passée, on se prend le Born on a Battlefield qui est comme un bonbon dans les oreilles. Une ballade sucrée dans la plus pure tradition des grands hymnes du power heavy.
Un titre tout en douceur avec l’ajout d’une voix féminine qui nous montre que le groupe a pensé son album comme une histoire d’heroic-fantasy avec une intro, un début, des actions et une fin (ou une ouverture vers la suite)
Et point positif, les orchestrations ne sont pas super cheap comme on peut souvent le trouver dans le black sympho ou dans le metal à chanteuse de la fin des années 90 (attention aucune critique ici juste un constat)
L’intro est passée et la ballade aussi il est temps d’aller au front et d’en prendre plein les dents !
Et là, c’est épique (bon ok vous risquez de souvent lire cet adjectif mais clairement quand j’écoute cet album j’ai envie de sortir mon épée , brandir le poing et aller chasser le dragon)
et je retrouve exactement ce qui m’a fait aimer les Allemands de Blind Guardian.
On va retrouver tout ce qui à mon sens caractérise le heavy/speed/power nommez ça comme vous le voulez et tout ce qui vous donne envie de secouer la tête.
C’est catchy, rempli de variations, et même si cela ne révolutionne rien, cela est extrêmement bien exécuté.
Cette puissance va continuer tout au long de l’album.
Les mélodies sont majestueuses et parfaitement maîtrisées, les guitares galopent et la production est juste ce qu’il faut à mon sens suffisamment maîtrisée pour ne pas faire trop cheap comme je le disais plus haut et assez « roots » pour garder ce côté heavy pour « old school ».
Je ne vais pas vous faire un listing de chaque titre sinon la chronique serait illisible avec ses 45 pages d’adjectifs positifs et similaires.
L’ajout de choeurs féminins offre une dimension puissante et épique supplémentaire à la musique du groupe surtout sur un titre comme Tower Of The Elephant
Les titres sont longs (jusqu’à 09:19) et pourtant aucun n’a de ventre mou qui pourrait rendre les 71 minutes de l’album compliquées à écouter d’une traite.
Niveau lyrics le groupe nous plonge dans l’ œuvre de Conan le Barbare. Inscrit dans la période de l’Âge hyborien.
C’est un thème très souvent abordé à l’instar de Lovecraft et de ses écrits.
(CF : les deux hommes ont entretenu une correspondance épistolaire dont je vous conseille l’ouvrage « La correspondance de Robert E. Howard & Howard P. Lovecraft)
Donc même si l’on se retrouve en terrain « connu » les textes sont le fruit d’une véritable écriture et d’une adaptation personnelle qui colle parfaitement au style musical du groupe.
Je vous invite à vous procurer au plus vite l’album qui n’est disponible qu’en CD pour le moment.
Pour les fans de Blind Guardian, Rhapsody, Vision Of Atlantis, Stygian Sons Of Seth
Titres préférés : Venarium, The Thing In The Crypt et Stygian Of Red Sonja
Lins :
Commentaires (3)
Intéressant, merci pour cette chronique !
J'aime bien ce disque. Dans les années 2000, FALKIRK, groupe français, jouait aussi une musique proche de BLIND GUARDIAN.
S SpicyT — 08/10/2026 à 12:16
J'irais me pencher sur Falkirk car à première vue ça va me plaire !
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