Une autre arlésienne du Metal… Un miracle s’est produit !
Un brin de contexte
Treize années de traversée du désert, avec une pause en oasis Pumpkings. C’est ce que j’ai retenu de MASTERPLAN depuis la sortie du solide album Novum Initium, en 2013. Le groupe a bien sillonné les festivals, concerts, mais en seconde (si ce n’est troisième!) division. Et surtout en n’ayant aucun nouvel opus à défendre. Et ça n’a pas déplacé foule, comme l’attestent les vidéos de leurs prestations scéniques de ces dernières années. MASTERPLAN a été détrôné. Un monarque errant sur ses terres occupées (ravagées?) désormais par l’envahisseur Pouet-Pouet Tût-Tût Metal. C’en est navrant…
Et une mauvaise nouvelle n’arrivant pas seule, le label originel des allemands a fermé portes en 2026. AFM Records laisse orphelins de nombreuses formations, obligées de se dépatouiller de ce merdier. Les concurrents se frottent les mains puisqu’ils vont pouvoir intégrer à leur catalogue des groupes de renom sans grande difficulté. Ainsi les italiens de Frontiers Music ont repêché MASTERPLAN. Tant mieux. La seule chose que je ne peux reprocher à ce label, c’est de mettre le paquet en terme de com’ et de pousser les groupes à produire des disques (parfois à l’overdose je le reconnais, mais dans le cas de MASTERPLAN, un pied au cul ne leur fera guère de mal!).
Metalmorphosis, que vaut-il ?
Avant de répondre à cette question, j’amène une autre interrogation : qui a validé ce nom d’album ?!? Quel esprit fébrile a pondu un tel titre ? C’est un titre convenu. Je n’évoque même pas l’illustration d’album, digne d’une IA générative. Sur ce second point, je crains que cela ne devienne la norme. Tant pis !
L’opus apparaît rêche, réfléchi (comprendre moins spontané, sans être calculé pour autant !) et lorgne indéniablement vers le bijou The Dark Ride. La carrière de MASTERPLAN provient d’ailleurs majoritairement de ce disque d’HELLOWEEN. Le géniteur étant d’abord Roland Grapow. Le crapaud retombe donc sur ses pattes, ici.
Sur dix titres, seul le premier, Chase The Light, me semble maladroit, confus. Pour une entame, c’est raté. C’est la montée vers le refrain qui me déçoit : c’est plat. Pour le reste, c’est une recette déjà établie et qui a prouvée son efficacité : des couplets pesants, des refrains mélodiques, clairs. Nous avons même le droit à une courte digression de Roland Grapow au chant sur le morceau fleuve réussi The Call. Dans l’ensemble, je considère que MASTERPLAN maîtrise son sujet et bien que le disque ne contienne pas des chansons tubesques, la plupart valent leur pesant de cacahuètes ! Through The Storm ou Electric Nights me remémorent les grandes heures de MASTERPLAN, par exemple.
J’en conclue que Metalmorphosis mérite l’attention des amoureux de Power Metal. Il y a là un savoir faire à l’ancienne à ne pas négliger ! Comme Novum Initium en son temps, il fait pâle figure en comparaison des deux premiers monuments Masterplan et Aeronautics, néanmoins si je les éclipse, alors je lui reconnais des qualités indéniables ! Transformeront-ils l’essai, cette fois-ci ? Je l’espère fortement !
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